• Catherine Boudet

    Catherine Boudet

    Catherine Boudet, docteure en sciences politiques.

    1ère conférence-débatSamedi 29 octobre 2011 – Salle du conseil de la de la Mairie de Curepipe de 10h a 12h

    Les hiérarchies sociales : clan, classe, caste, race, ethnie

    Toute vie collective s’organise autour de hiérarchies sociales. Les inégalités font donc partie intégrante de la vie en société. Mais elles n’ont pas le même visage partout. Nous examinerons dans ce cours les différents types de hiérarchies sociales et comment elles s’organisent. Nous distinguons principalement quatre types de hiérarchies sociales : le système des castes, celui de classes sociales, la hiérarchie raciale et les hiérarchies claniques. Enfin, nous aborderons la notion d’ethnicité et ce qui fait sa particularité par rapport aux quatre autres. En rapportant cette analyse au cas mauricien, il est intéressant de constater que Maurice est l’une des rares sociétés au monde à combiner les 5 types de hiérarchies sociales à la fois.

    2ème conférence-débatSamedi 3 décembre 2011 – Salle du conseil de la de la Mairie de Curepipe de 10h a 12h

    La race et l’idéologie raciste : briser les tabous

    Les termes de « race » et de « racisme » ne sont pas des mots anodins. Ils sont lourds de sens, et donc de tabous aussi, parce qu’ils peuvent avoir des conséquences graves dans la vie des individus et des collectivités. Pourtant, grâce à la sociologie, il est possible d’en parler de manière clinique et dépassionnée. Dans la lignée de notre première intervention du trimestre, qui portait sur les inégalités sociales et notamment sur la race en tant que hiérarchie sociale, nous examinerons ici la notion de « race » en tant que construction sociale, son élaboration à travers l’histoire, le racisme en tant qu’idéologie et enfin, les différents degrés du racisme et leurs implications pour la société.

    3ème  conférence-débat - Samedi 28 janvier 2012 – Salle du conseil de la de la Mairie de Curepipe de 10h a 12h

    Analyse politique -
    Autour du rapport Carcassonne

    De Banwell à Carcassonne en passant Trustam-Eve et Sachs, la culture politique mauricienne entretient un goût prononcé pour le débat autour des rapports de commissions pour la réforme électorale. Alors que les commentaires de personnalités de la politique et de la société civile se succèdent autour du rapport Carcassonne, nous nous interrogerons sur la portée de cette pratique héritée de l’époque coloniale, et sur ses effets. L’exercice du rapport d’experts étrangers en réforme électorale et de ses commentaires locaux présente certes le mérite de susciter sporadiquement le débat d’idées dans un espace public autrement vide de contenu idéologique. Mais quelle est son efficacité en termes d’exercice de la démocratie ? Ne présente-t-il pas le risque d’être un substitut à l’action politique et de perpétuer ainsi une « démocratie par le haut » ?

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